[Publié le 12 décembre 2011]
La CRÉ a appris ce matin l'annonce de la fermeture définitive de la machine à papier # 6 de l'usine Kénogami, et ce, sans que la compagnie PFR ne propose de solution de rechange ou de projet d'avenir.
M. Georges Bouchard, président de la CRÉ, déclare : « Premièrement, nos premières pensées vont pour les travailleurs et leurs familles. Par solidarité, nous avons marché avec eux il y quelques jours et c'est eux qui font les frais de l'annonce faite aujourd'hui. Et tout ça, à quelques jours de Noël, ce n'est pas très édifiant pour PFR. »
La CRÉ déplore vivement la façon dont PFR procède. Encore une fois, la compagnie ferme une machine sans plan de relance, sans investissement, sans avoir consulté ou envisagé d'autres scénarios. En plus, elle fait la sourde oreille aux propositions que le milieu lui offre. M. Bouchard poursuit en réitérant que la CRÉ peut jouer un rôle prépondérant pour trouver des solutions: « Les élus de la région sont prêts à se retrousser les manches, mais pour que l'on puisse faire de la concertation, il faut que les parties veuillent participer au processus. On constate un manque flagrant de volonté de la part des décideurs de la compagnie. »
La CRÉ interpelle une fois de plus le gouvernement du Québec. Il faut que M. Clément Gignac voit l'urgence de la situation et, surtout, qu'il pose des gestes concrets pour mettre de la pression sur la compagnie afin qu'elle dépose son plan d'affaires global. M. Bouchard ajoute : « Si le gouvernement n'a pas les outils nécessaires pour se faire entendre par PFR, comment pouvons-nous l'aider à trouver des solutions régionales? Il ne faut pas attendre que l'industrie forestière de la région soit soumise à un seul exploitant avant de réagir. En attendant, la région entière doit se mobiliser et la CRÉ assumera pleinement son rôle de leader à cette fin.»